Camelot d’un jour!

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Notre directrice a participé à l’évènement Camelot d’un jour organisé le journal L’Itinéraire,mardi dernier.

L’opération a rapporté 51 000$ pour l’Itinéraire, grâce à l’implication de 20 gens d’affaires.

Mais au-delà de l’argent, ce fût une journée festive et émouvante.

Nous vous partageons ses impressions.

Mardi, par une belle journée ensoleillée, avait lieu l’événement Camelot d’un jour de l’Itinéraire, auquel je participais.

Pendant que les conversations ce jour-là s’articulent autour de Willy, afin de savoir si la marmotte verra ou ne verra pas son ombre, cette journée me fera connaître ce que c’est que d’être dans l’ombre.

Installées au Métro Peel, Lorraine Sylvain, Pierrette Robitaille et moi, avons tenté par tous les moyens de vendre un maximum de magazine l’Itinéraire en une heure.

Armées toutes les trois de sourire, d’espoir, de bonne humeur, d’humour et d’amour pour la cause, nous nous installons, devant le tourniquet d’où surgiront nos potentiels clients acheteurs. Ils arrivent! On entend le métro qui repart après avoir délesté ses passagers sur le quai.

Une petite déferlante qui, qu’elle  soit branchée sur leur I-Quelque chose ou pas, nous ignore totalement. La vague humaine passe à côté de nous, à gauche ou à droite, évite le regard, fait semblant de ne pas nous voir. Un ballet bien orchestré, une chorégraphie qui, à chaque métro qui repart, se répètera, sans qu’il n’y ait eu besoin de metteur en scène pour diriger cette troupe. La dance de l’indifférence.

Au bout de quelques minutes j’interroge mes compagnes? « Coudonc, sommes-nous transparentes? »

On se questionne, on doit vendre des copies!

Changement de tactique. On réajuste le volume, on bouge plus, on s’éparpille, on utilise notre vedette et son nom pour attirer l’attention. Pierrette est un peu gênée, mais bon, si c’est pour la cause, elle est d’accord.

Marketing 101 : Attirer l’attention, montrer le produit, en vanter les mérites, dire le prix puis échanger le produit contre 3$.

Nous vendons plus. À trois, nous avons quintuplé le nombre de copies que Lorraine vend normalement au même endroit en une heure. Trois femmes motivées et « boostées » à mort par le défi qui se déroule à plusieurs endroits sur la planète : Angleterre, Écosse et Australie. La question existentielle du jour : Comment dit-on camelot au féminin? Lorraine dit qu’ils hésitent entre camelote ou cameloune…Finalement, on décide de rester camelot!

Trois femmes qui n’ont pas eu peur d’affronter l’indifférence. La bonne humeur, teintée du jugement des autres.

Je ne peux que saluer le travail de Lorraine, qui à 62 ans, après avoir lutté longtemps contre la toxicomanie, a décidé de consacrer les trois prochaines années  de sa vie à vendre l’Itinéraire. Une femme lucide, articulée, organisée et très structurée.

Demain, et tous les jours, elle sera seule devant le tourniquet du métro Peel, devant la vague humaine. Avec ses convictions, son amour de la cause, son sourire, sa patience et son magazine.

Lorraine, je te dis merci de nous avoir accueillies si généreusement ce mardi. Pour tous les autres jours, je te dis tout simplement Bravo!