Chroniques Radios

L’évolution du métier de courtier immobilier

Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on parle de la profession de courtier immobilier. Le métier a beaucoup changé depuis ses dernières années, les lois se sont resserrées et les examens sont plus stricts. 

Devenir courtier immobilier: une formation continue

Contrairement à ce que de beaucoup pensent, devenir courtier immobilier n’est pas facile! Depuis que la révision de la formation des courtiers, son accession est en effet plus compliquée. Le futur courtier devra suivre entre 390 et 570 heures de formation alternant théorie et pratique. Il s’agit d’une formation continue et obligatoire d’équivalence collégiale traitant des principes fondamentaux de la profession. Sur une durée de 2 ans, l’étudiant courtier devra comptabiliser un total de 18 unités de cours. Il est possible de suivre ce cours en classe, par correspondance ou en classe virtuelle sur internet.

À l’issue de sa formation, le courtier en devenir passe un examen. Avant, l’épreuve était sous forme de choix multiples, mais depuis 4 ans, elle comprend une partie rédaction exigeant un minimum de connaissances du français. Ainsi, la formation est conçue pour que le courtier soit apte à analyser et interpréter tous les documents qu’il reçoit.

 

L’encadrement par l’agence

Parmi les révisions autour de la formation des courtiers immobiliers, figure une obligation d’encadrement rigoureux par l’agence immobilière. Dès leur arrivée et pendant une période d’au moins 3 ans, les courtiers débutants doivent faire vérifier par un membre de l’agence chaque promesse d’achat avant de la présenter. Cette nouvelle procédure permet d’augmenter la qualité de l’agence et les compétences des courtiers. Par ailleurs, à ses débuts, un courtier est restreint aux propriétés résidentielles et ne peut pas encore travailler avec des édifices commerciaux. Il lui faudrait pour cela suivre un autre cours spécialisé dans cette catégorie de propriétés.

 

Bien que cette réforme d’apprentissage soit la bienvenue dans l’agence, elle n’enlève rien aux talents et aux compétences des anciens courtiers, ceux ayant suivi leur formation ultérieurement. Certes, la théorie et la formation sont indispensables, mais il faut garder en tête que, comme dans toutes professions, l’expertise se forge avec l’expérience!

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Espaces de vie extérieurs d’une propriété: sur quoi miser et à quel budget?

Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on s’interroge sur l’importance des cours et des pièces extérieures d’une propriété. Un décor extérieur qui nous tient particulièrement à coeur ne plaît peut-être pas forcément à des potentiels acheteurs. Quel budget est-il alors rentable de dépenser pour sa cour?

Les piscines creusées
Question régulièrement posée aux courtiers, une piscine vaut-elle les frais déboursés?
Les coûts d’une piscine creusée se situent entre 30 000 et 40 000$ mais peuvent aller jusqu’à 100 000$ selon le type d’aménagement désiré. Au moment de la revente, le logiciel Valeri estime à 10 000$ seulement la plus-value d’une propriété de banlieue avec une piscine creusée. Dans les quartiers centraux de Montréal, ce gain en capital est de 13 000$ en raison de la rareté de ce type de propriété. En revanche, si l’installation d’une piscine a pour but principal d’augmenter votre qualité de vie et que vous en faites usage au cours des 20 prochaines années, alors l’investissement est profitable!

Les faux-pas à éviter
Une superbe piscine intérieure dans une maison rénovée avec goût à Saint-Bruno ne s’est pas vendue malgré le luxe et la qualité de vie hors du commun qu’elle proposait. Les propriétaires ont alors décidés d’enterrer la piscine et de faire des chambres à la place. Cette propriété ne s’est tout simplement pas vendue avec sa piscine intérieure car elle ne correspondait pas aux attentes des acheteurs et était loin des standards immobiliers du quartier. Avant de mettre de l’argent dans un projet d’envergure, il est donc important de s’interroger sur la valeur des propriétés qui vous entourent. Penser toujours qu’un acheteur va vouloir payer le prix du marché mais ne voudra pas rembourser la totalité du montant des travaux!

Les piscines naturelles
Très agréables à regarder, les piscines naturelles ajoutent calme et sérénité à l’environnement de vie d’une propriété. Son filtrage naturel fait par les plantes permet un fonctionnement écologique et tout comme les piscines creusées, les dépenses varient entre 30 000 et 100 000$. Le risque avec ce type de piscines est de proposer un cadre de vie qui ne conviendra pas forcément à celui des futurs acquéreurs. Vous fermez ainsi des portes à d’éventuels acheteurs et compliquez le processus de remboursement des frais versés.

Les piscines hors-terre et les spas
Beaucoup moins chères que les deux piscines précédentes, ils faut compter entre 900 et 6 000$ pour une piscine hors-terre, jusqu’à 25 000$ pour un spa. Mais ces types d’installations divisent aussi les gens. Il y a donc des risques là encore de perdre des potentiels acheteurs pour qui le concept ne rejoint pas leurs intérêts.

Les balcons
En revanche, si il y a bien un espace extérieur qui mérite toute votre attention, c’est sur le balcon. Entretenir et améliorer son balcon, c’est une valeur sûre et peu coûteuse qui jouera en faveur de l’ensemble de la propriété. Quelle que soit la taille de votre balcon, il est tout à votre avantage d’y consacrer un budget pour recréer à votre manière un petit oasis de tranquillité même en ville! La boutique Le Balconier dispose d’ailleurs d’un choix diversifié de mobiliers pratiques conçus pour aménager même les plus petits espaces.
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Réalisations architecturales d’exception: quand les rénovations immobilières font traverser les âges

Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on s’intéresse aux impressionnantes transformations réalisées sur quelques propriétés des quartiers centraux de Montréal. Les firmes d’architectes se surpassent pour frapper l’imaginaire!

Les firmes
Le phénomène de rénovations d’anciennes propriétés par des petites firmes d’architectes se produit depuis quelques temps déjà. Dispersées à travers la ville, on retrouve leurs réalisations principalement sur le Plateau-Mont-Royal, Villeray et Rosemont.


Parmi ces génies de la métamorphose, MU architecture, à l’origine de la transformation époustouflante d’une propriété sur la rue Waverly, dans le Mile-Ex. Dans le nord de Rosemont, Laurent McComber a fait naître deux somptueuses habitations, modernes et épurées.


La Shed Architecture, lauréat 2016 du prix du cabinet d’architectes de la relève de l’Institut Royal des Architectes du Canada (IRAC), est un exemple d’intégration de l’architecture à l’environnement urbain. Leurs locaux situés sur le rue Duluth représentent incontestablement une valeur ajoutée pour le quartier!  

L’expertise de Via Capitale du Mont-Royal
Notre agence a développé un programme visant à accompagner toutes personnes désireuses d’effectuer ce genre de transformations. Loin de nous l’idée d’offrir des qualifications en matière d’architecture, nous proposons plutôt des conseils adaptés à notre domaine de compétences. Nous vous recommandons sur les goûts des acheteurs et ce qu’ils recherchent, en nous basant sur les tendances du marché immobilier actuel.

Exemples de transformations
Vous pourrez voir sur la rue St-Christophe, une superbe maison refaite par Nature Humaine. Pour 1 195 000$, vous avez une propriété intergénérationnelle avec du volume, un même escalier traversant tous les étages et une ouverture sur la cour!

VC-4426 rue St-Christophe


Sur l’avenue Laval, la rénovation s’est faite en conservant l’authenticité de la façade victorienne et le résultat est surprenant!

4380 av laval

Certes, ces propriétés sont coûteuses, mais il faut voir le projet sur un long terme, avec au bout, l’obtention d’une habitation qui transcendera les âges! Le budget n’est peut-être pas à la portée de tous, toutefois, simplement jeter un oeil à ces réalisations peut donner de l’inspiration pour des rénovations futures.
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Les peurs d’investir en immobilier: mythe ou réalité?

Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on s’intéresse à l’article de Ghislain Larochelle dans le Journal de Montréal, Les 5 peurs qui vous empêchent d’investir en immobilier. Se questionner sur ce qui vous attend en devenant investisseur immobilier est une bonne initiative! Mais ces peurs sont-elles vraiment fondées?

1. Le temps
En tant qu’investisseur immobilier, une grande partie de votre temps est consacrée à l’entretien de vos propriétés et au bien-être de vos locataires. Il faut s’attendre à devoir régler des crises de dernières minutes en pleine fin de semaine ou à effectuer des travaux de réparations pas toujours plaisants. Si cet aspect de l’investissement vous repousse, sachez que vous pouvez embaucher un gestionnaire d’immeubles. Moyennant une compensation équivalente à environ 5% de vos revenus annuels, il s’occupera de votre immeuble à votre place. Relations avec les locataires, réparations de plomberie ou dépôt de loyer, tout est à sa charge! Vous gagnez en temps libre mais vous perdez en revenu puisqu’une partie de ce que vous recevez lui est perçu.

2. Les bonnes affaires sur le marché immobilier
Affirmer qu’il n’y a plus de bonnes affaires sur le marché de l’immobilier, est plus une excuse pour ne pas investir qu’une peur. Devenir investisseur dans l’immobilier ne se fait pas du jour au lendemain. La clé su succès est de ne pas se décourager après un premier refus et persévérer dans ses recherches. Si quand bien même vous pensez ne plus trouver de bonnes affaires, n’hésitez pas à faire des offres, qui ne tente rien n’a rien!

3. Il faut être instruit pour réussir
La rumeur court selon laquelle un bon investisseur est un connaisseur dans le domaine de l’immobilier. Il est indéniable que le savoir des pratiques de l’immobilier est un atout pour démarrer dans l’investissement. Ce n’est pas une lacune, cependant, qui devrait vous empêcher d’investir. Les cours pour maîtriser les subtilités du marché sont nombreux et une équipe de contacts compétents vous sera également d’une grande utilité.  

4. Il faut être bricoleur et débrouillard
Cette peur est facilement surmontable dans la mesure où tout ce dont vous avez besoin est d’un solide réseau de contacts. Entourez-vous au maximum de courtiers, plombiers, comptables, notaires, avocats, inspecteurs. De cette manière, si vous perdez le contrôle d’une situation, vous pourrez vous tourner vers ces professionnels, résoudre les problèmes sur lesquels vous n’avez aucun pouvoir, c’est leur métier!

5. Il faut être riche pour investir
C’est bien connu, se faire de l’argent rapidement et facilement, c’est impossible. C’est pourquoi être riche pour investir est un mythe! À notre agence de Via Capitale du Mont-Royal par exemple, de jeunes clients ont sauvé l’argent d’une voiture pour l’investir dans un plex. Aujourd’hui, ils possèdent 3 petits immeubles à revenus dans les quartiers centraux de Montréal! Morale de l’histoire, l’important est de posséder la première mise de fonds nécessaire pour acquérir son premier immeuble. Celui-ci constituera alors un levier pour les investissements futurs.

Si investir dans l’immobilier vous effraie encore, retenez ces 3 points essentiels à tout investissement fluide et rentable:

  • s’y prendre le plus tôt possible pour profiter du rendement de vos placements une fois à la retraite.
  • être structuré et bien organisé, vous permettra d’y voir plus clair dans ce vaste monde qu’est l’immobilier.
  • bâtissez-vous un réseau de ressources utiles vers qui vous tournez pour solliciter leurs compétences.

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Investir dans un immeuble semi-commercial, oui ou non?

Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on discute de l’investissement dans des immeubles semi-commerciaux, en vaut-il vraiment la peine? Chaque courtier immobilier vous le dira, il y a de grosses différences entre acheter un condo ou un duplex et acquérir un immeuble à moitié commercial. Alors que Montréal dispose de longues artères commerciales intéressantes, il est bon de se poser les bonnes questions avant de faire le pas.

L’accès à la propriété
Devenir propriétaire d’un immeuble commercial n’est pas aussi facile que pour un immeuble entièrement résidentiel. Dans le premier cas, il faut disposer d’une mise de fonds environ équivalente à 35% du prix de vente de l’immeuble en question. Sachez par ailleurs que la SCHL (Société Canadienne d’Hypothèques et de Logement), dont la mission est de venir en aide aux canadiens en quête d’un logement, ne vous sera que peu utile si vous désirez implanter votre commerce au rez-de-chaussée et vous logez à l’étage supérieur! Ce que la SCHL peut faire pour vous dans ce cas, est de vous faire bénéficier d’une assurance et de mettre 15 de mise de fonds.

Un investissement sur le long terme
Les baux des immeubles semi-commerciaux sont d’une plus longue durée que ceux d’immeubles résidentiels et sont donc d’excellents investissements sur le long terme. Il faut cependant faire attention à la qualité du local commercial. En effet, des avenues commerciales telles que dans Verdun, le Plateau Mont-Royal ou Hochelaga-Maisonneuve sont caractérisées par des immeubles commerciaux négligés. Autrefois, les commerçants n’habitaient pas forcément au-dessus de leurs commerces, l’entretien des locaux a alors été dédaigné. Mais cette tendance a depuis peu pris une autre tournure et les commerçants souhaitent de plus en plus vivre au-dessus de leurs commerces.

2 opportunités
Lorsque vous achetez un immeuble semi-commercial, deux possibilités s’offrent à vous. Soit vous installez votre commerce dans les locaux du rez-de-chaussée et occupez l’étage, soit vous résidez à l’étage et vous louez les locaux à un autre commerce. Dans le second cas, soyez particulièrement attentif au prix! Assurez-vous d’offrir un loyer suffisamment raisonnable pour permettre à un commerce de s’installer. Calculez si il est intéressant pour un commerçant de s’installer dans votre local. Si ce n’est pas le cas, l’investissement devient beaucoup moins intéressant pour vous aussi! Considérez également le temps plus ou moins long entre le moment où un locataire commercial quitte et qu’un autre le remplace. Un local commercial non occupé signifie plus de charges au frais du propriétaire.

L’acquisition d’un immeuble semi-commercial est un investissement profitable et garanti si vous souhaitez y vivre et y établir votre propre commerce. De plus, il vous met à l’abri des hausses de loyer! Le placement est en revanche plus risqué si vous cherchez à louer le local commercial, puisque dans ce dernier cas, vous dépendrez d’autres locataires qui eux-mêmes devront se plier à vos prix.

Dans les deux scénarios, il est pertinent d’effectuer étude de marché pour cerner les tendances de l’artère commerciale où vous allez investir. Les banquiers sont une bonne ressource à ce sujet, vous pourrez leur demander davantage au moment de discuter de votre prêt.  

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Rénover sa propriété avant la vente: jusqu’où faut-il aller?

Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on parle des options pour rafraîchir sa propriété avant de la mettre en vente. Jusqu’où faut-il aller dans les rénovations? Au moment de vendre sa propriété, le vendeur veut, à juste titre, mettre toutes les chances de son côté. Alors que certains sont prêts à mettre les bouchées doubles pour remettre à neuf certaines pièces, il est bon de solliciter l’avis d’un courtier avant de s’embarquer dans des rénovations coûteuses et fastidieuses!

Une question couramment posée aux courtiers concerne la rénovation d’une vieille cuisine. Est-ce judicieux ou non d’entamer des travaux pour remettre à neuf sa cuisine? L’expertise d’un courtier vous suggérera d’abord de comparer votre propriété au marché environnant. En d’autres termes, où se place votre maison par rapport à celle de vos voisins? Ont-ils tous des cuisines complètement rénovées qui pourraient nuire à la vente de votre habitation? Les acheteurs vont en effet comparer les propriétés en vente à celles existantes. Leurs attentes quant au prix et la qualité de la demeure dépendront du résultat de la comparaison. 

Deux choix s’offrent alors au vendeur. Il peut revoir à la baisse le prix de sa propriété sans faire de rénovations préalables afin que le nouvel acquéreur puisse transformer la cuisine selon ses propres goûts. Sinon, il peut rénover la cuisine par exemple pour la rendre plus moderne et adéquate à la compétitivité du marché. Cette dernière option n’est cependant généralement pas recommandée, principalement parce qu’elle met en jeu trop de risques qui pourront affecter la vente. Rénover une cuisine est un investissement coûteux qui ne garantit pas de correspondre au style et au goût des futurs propriétaires. Le vendeur aura alors dépensé une somme importante qu’il n’est même pas certain de récupérer par la vente.

Une alternative à la rénovation complète que les courtiers proposent plutôt consiste à faire du home-staging, c’est-à-dire à valoriser l’espace existant, à enjoliver les aires ou les éléments démodés sans pour autant dépenser une fortune. Il est notamment recommandé de nettoyer, vider, épurer et repeindre les murs avec des couleurs neutres pour éviter de heurter les goûts des acheteurs. De même pour la salle de bains, une pièce primordiale dans la maison, si des travaux minimes sont nécessaires, il est conseillé de les faire pour donner une impression de neuf qui va donner envie à l’acheteur d’utiliser cette salle de bains.

Ce sont des petites améliorations, des légers changements de-ci et de-là à un investissement moindre qui vont faire une différence et dont les dépenses pourront être récupérées au moment de la vente. N’hésitez pas à utiliser les ressources d’un courtier qui saura détecter les zones négligées de votre propriété que vous ne voyez puisque vous y êtes exposés en permanence!

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Agrandir sa propriété: à quel prix et pourquoi?

Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on parle d’agrandissement de propriétés via l’ajout d’étages ou en creusant le sous-sol. Ce genre de rénovation est de plus en plus courante et avant de se lancer dans des travaux fastidieux, il est bon de savoir à quoi s’attendre.

Le zonage

Bien que la plupart des quartiers centraux de Montréal l’autorise, certains arrondissements réglementent les constructions d’agrandissement. L’arrondissement du Plateau Mont-Royal par exemple applique une taxe équivalente à 10% de la valeur du terrain. Pour une propriété de 150 000$,  15 000$ doivent ainsi être reversés à l’arrondissement.

Les coûts

Selon l’architecte Yves Perrier, il faut prévoir un montant de 175$/pc pour l’ajout d’un étage. Cette valeur subjective peut cependant grimper jusqu’à 200$/pc selon le type de travaux à effectuer.

Que ce soit l’ajout d’un étage ou l’aménagement du sous-sol, un agrandissement est toujours un investissement dispendieux. Le point positif est que les frais des travaux seront à coup sûr retournés au moment de la revente car de tels changements augmentent la valeur de votre propriété.  

Par ailleurs, bien plus que de simples travaux d’agrandissement, ce sont de véritables vitrines pour les architectes qui peuvent mettre leur expertise au profit de l’amélioration du mode de vie des propriétaires. Cet investissement massif en vaut donc la peine non seulement pour sa rentabilité mais également pour la création d’un nouvel espace de vie que la famille actuelle peut apprécier et dont les propriétaires futurs pourront bénéficier.

Bien souvent, les travaux d’agrandissement sont envisagés lorsque la famille s’élargit. Les prix du marché de l’immobilier freinent les familles à investir dans une nouvelle propriété plus grande. La solution logique est alors de prolonger d’un étage ou d’aménager le sous-sol. La preuve que cet investissement de taille est avantageuse, nombreuses sont les familles à avoir effectué ces travaux et à habiter encore la même maison!

Entre ajouter un étage ou creuser le sous-sol, il n’y a pas un agrandissement meilleur que l’autre. Tout dépend des besoins de chacun. Dans les deux cas, le conseille ultime serait de favoriser l’entrée de lumière, de profiter des travaux pour ouvrir les espaces faire rentrer le plus de lumière naturelle possible. C’est le genre de rénovations dont les acheteurs sont friands et cela garantira l’amortissement des frais dépensés pour les travaux!

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Génération Y: comment RAP et REER vous permettent d’accéder à une propriété?

Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on revient sur un sondage de la banque Toronto-Dominion concernant l’accession à la propriété de la génération Y. Combinez à cette analyse le dossier de La Presse sur le poids de cette tranche d’âge dans le Grand Montréal, et vous avez une petite idée de l’orientation du marché de l’immobilier à Montréal!

Le poids de la génération Y dans le Grand Montréal

Selon l’étude d’Optima Marketing, parmi les 1.2 millions de jeunes Y qui vont vouloir acquérir d’ici 2021 des propriétés, la moitié d’entre eux souhaitent habiter dans les quartiers centraux de l’île de Montréal.
Il s’agit d’un véritable changement dans le secteur de l’immobilier puisqu’il y a quelques années, le mouvement massif des jeunes se dirigeait plutôt vers les banlieues. Cette constatation confirme l’idée d’un nouveau centre-ville de Montréal, en surconstruction pour répondre à la demande de plus en plus accrue d’investissements immobiliers dans le Grand Montréal.

Les jeunes savent-ils comment accéder rapidement et économiquement à une propriété?

Le sondage réalisé par la banque Toronto-Dominion auprès des jeunes de la génération Y porte à croire que non! En effet, 55% de ces derniers ignorent qu’il existe un système économique et rapide permettant d’acheter une propriété: le programme RAP (Régime d’Accession à la Propriété).

Mis au point par le gouvernement fédéral il y a 25 ans, le RAP, bien que fort utile, est donc encore méconnu.
Si vous cotisez au REER, le RAP permet de retirer jusqu’à 25 000$ et de s’en servir comme mise de fonds pour accéder à une propriété, et ce sans devoir payer l’impôt sur les montants économisés. Le total utilisé pour la mise de fonds devra ensuite être remboursé à raison de 1 000$ par année. Il s’agit là d’un moyen facile de faire une économie forcée, profitable et instantanée, car elle sert à investir dans une future propriété!

Le système prêt-RAP est une autre fonction pratique du RAP. Encore plus rapide que le RAP standard, il consiste à emprunter un certain montant à la banque et le mettre de côté dans un compte pour une durée de 90 jours. Grâce à cette somme, vous allez bénéficier d’un retour d’impôt que vous utiliserez alors comme mise de fonds. Comme pour le RAP régulier, le prêt demandé auprès de la banque doit être restitué à raison de 1 000$ par an.

Ces deux systèmes de RAP peuvent être combinés, mais avant de s’engager dans transactions immobilières, il est préférable de jeter un oeil à vos avis de cotisation, de consulter votre banque, un courtier hypothécaire ou immobilier qui sauront guider votre démarche.


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Prévisions 2016 sur le marché de l’immobilier à Montréal

Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on revient sur la conférence de la Fédération des Chambres Immobilières du Québec qui s’est déroulée le 14 janvier dernier. L’économiste en chef Paul Cardinal y a vulgarisé l’historique du marché de l’immobilier au Québec et a présenté les prévisions pour 2016.

Les pronostics sur le marché de l’immobilier à Montréal prévoient une hausse des transactions de 3% et une augmentation des prix variant de 0,5 à 2% selon les économistes. Le marché de l’immobilier à Montréal a bénéficié de belles années avec un taux d’intérêt très bas. Depuis ces deux dernières années, on parle d’un atterrissage en douceur du marché grâce au taux d’intérêt toujours bas et grâce à l’indice d’abordabilité de la propriété qui n’a jamais été aussi profitable. En effet, aujourd’hui, le prix d’une maison avec un tel taux d’intérêt est équivalent au prix d’une maison dans les année 80!

L’accessibilité à la propriété
Estimant la capacité des ménages à acquérir une propriété et à en assumer les coûts, l’indice d’abordabilité se calcule comme suit: (montant mensuel de l’hypothèque)➗(revenu disponible).
À Vancouver, cette valeur est de 62%, c’est-à-dire que sur 100$ du revenu des ménages, 62$ sert à rembourser l’hypothèque.
À Montréal, cet indice est stable depuis 35 ans et est égal à 27%, montrant ainsi l’accessibilité de l’immobilier à Montréal en comparaison à Vancouver ou d’autres grandes métropoles où cette grandeur est largement supérieure.

Foisonnement des condominiums à Montréal
Le centre-ville de Montréal est souvent critiqué pour l’apparition régulière de nouvelles constructions de condominiums. Or il semblerait que cette abondance fasse simple réponse à la demande grandissante d’achat de condos dans ce quartier précis de la ville. Selon une étude du groupe Altus, 45% des condos non construits sont vendus en prévente, 75% des condos en cours de construction sont vendus et 82% de ceux déjà bâtis sont vendus.
En banlieue, ces chiffres sont moindres, 64% des immeubles déjà construits sont vendus, d’où la profusion de chantiers de construction de condos résidentiels dans le centre-ville de Montréal. C’est aussi la raison pour laquelle les vendeurs de condominiums en dehors du centre-ville ont tout intérêt à offrir des prix compétitifs. Les acheteurs intéressés sont de plus en plus pointilleux et ont tendance à comparer les condos entre eux.  

En revanche, certains chiffres du marché de l’immobilier restent spéculatifs et de nombreuses questions sont encore sans réponses. Par exemple, quelle est la proportion louée de ces condos? Ou quelle quantité de ces logements est occupée par des propriétaires occupants?

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Le succès des mini-maisons sur le marché de l’immobilier, pourquoi?

Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on revient sur une phénomène planétaire qui revisite la philosophie de vie traditionnelle, j’ai nommé les mini-maisons ou tiny houses!

Ces petites maisons de 500 pieds carré ou moins ont occasionné un réel engouement à travers le monde. Et pour cause, elles remettent au goût du jour l’idée du vivre avec moins, repensent la notion de minimalisme et placent l’écohabitation sur un piédestal. Représentant l’idée extrêmement romancée, comme un rêve éveillé, d’une petite maison parfaite, pratique et au design épuré, ce concept fera cependant des heureux comme des malheureux!

Destiné à une vaste clientèle allant de la jeune génération aux plus vieux, n’habite pas dans une mini-maison qui le veut. En effet, les aires communes étant beaucoup plus restreintes que dans une maison standard, la vie à deux peut s’avérer compliquée. Sans parlé de l’espace non prévu pour une femme enceinte ou une famille qui s’agrandit. De plus, superficie réduite signifie moins d’intimité conduisant parfois à des querelles de couples.
D’un point de vue architectural, les mini-maisons possèdent des terrasses aussi grandes que la maison elle-même. Autrement dit, la majorité du temps est passée à l’extérieur, chose complexe dans une ville telle que Montréal avec des hivers longs et rudes!
Emménager dans une petite maison, c’est aussi être prêt à changer radicalement de mode de vie. Il faudra faire des concessions car étant donné la taille de l’habitation, 9/10ème de vos biens ne pourront être casés dans la nouvelle propriété. Ceci dit, c’est un très bon challenge pour se forcer à garder uniquement l’essentiel!

Le blogue de Ryan Mitchell explique bien les compromis que la vie dans une mini-maison impliquent lorsqu’il aborde les 20 sentiments (bons comme mauvais) que le propriétaire aura une fois installé.
Si vous faites parti des 50% des gens qui affirment trouver ce concept formidable, vous serez certainement d’accord avec les avantages indéniables de ces minuscules maisons. La petitesse de la demeure fait que la portion ménage est infime et que les préoccupations d’aménagement et de rénovation sont aussi moindre. L’aspect écologique est considérable et ravira les âmes écolos.
L’expérience vous tente? Sachez qu’une telle propriété coûte 28 000$ et que si vous réalisez que cette vie n’est pas pour vous, elle peut être revendue pour 30 000$, donc sans perte sur votre investissement.
Finalement, quelle que soit la taille de la propriété souhaitée, renseignez-vous sur les conditions pour toujours acheter en connaissance de cause!

 

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