Immobilier

Investir dans un immeuble semi-commercial, oui ou non?

Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on discute de l’investissement dans des immeubles semi-commerciaux, en vaut-il vraiment la peine? Chaque courtier immobilier vous le dira, il y a de grosses différences entre acheter un condo ou un duplex et acquérir un immeuble à moitié commercial. Alors que Montréal dispose de longues artères commerciales intéressantes, il est bon de se poser les bonnes questions avant de faire le pas.

L’accès à la propriété
Devenir propriétaire d’un immeuble commercial n’est pas aussi facile que pour un immeuble entièrement résidentiel. Dans le premier cas, il faut disposer d’une mise de fonds environ équivalente à 35% du prix de vente de l’immeuble en question. Sachez par ailleurs que la SCHL (Société Canadienne d’Hypothèques et de Logement), dont la mission est de venir en aide aux canadiens en quête d’un logement, ne vous sera que peu utile si vous désirez implanter votre commerce au rez-de-chaussée et vous logez à l’étage supérieur! Ce que la SCHL peut faire pour vous dans ce cas, est de vous faire bénéficier d’une assurance et de mettre 15 de mise de fonds.

Un investissement sur le long terme
Les baux des immeubles semi-commerciaux sont d’une plus longue durée que ceux d’immeubles résidentiels et sont donc d’excellents investissements sur le long terme. Il faut cependant faire attention à la qualité du local commercial. En effet, des avenues commerciales telles que dans Verdun, le Plateau Mont-Royal ou Hochelaga-Maisonneuve sont caractérisées par des immeubles commerciaux négligés. Autrefois, les commerçants n’habitaient pas forcément au-dessus de leurs commerces, l’entretien des locaux a alors été dédaigné. Mais cette tendance a depuis peu pris une autre tournure et les commerçants souhaitent de plus en plus vivre au-dessus de leurs commerces.

2 opportunités
Lorsque vous achetez un immeuble semi-commercial, deux possibilités s’offrent à vous. Soit vous installez votre commerce dans les locaux du rez-de-chaussée et occupez l’étage, soit vous résidez à l’étage et vous louez les locaux à un autre commerce. Dans le second cas, soyez particulièrement attentif au prix! Assurez-vous d’offrir un loyer suffisamment raisonnable pour permettre à un commerce de s’installer. Calculez si il est intéressant pour un commerçant de s’installer dans votre local. Si ce n’est pas le cas, l’investissement devient beaucoup moins intéressant pour vous aussi! Considérez également le temps plus ou moins long entre le moment où un locataire commercial quitte et qu’un autre le remplace. Un local commercial non occupé signifie plus de charges au frais du propriétaire.

L’acquisition d’un immeuble semi-commercial est un investissement profitable et garanti si vous souhaitez y vivre et y établir votre propre commerce. De plus, il vous met à l’abri des hausses de loyer! Le placement est en revanche plus risqué si vous cherchez à louer le local commercial, puisque dans ce dernier cas, vous dépendrez d’autres locataires qui eux-mêmes devront se plier à vos prix.

Dans les deux scénarios, il est pertinent d’effectuer étude de marché pour cerner les tendances de l’artère commerciale où vous allez investir. Les banquiers sont une bonne ressource à ce sujet, vous pourrez leur demander davantage au moment de discuter de votre prêt.  

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Rénover sa propriété avant la vente: jusqu’où faut-il aller?

Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on parle des options pour rafraîchir sa propriété avant de la mettre en vente. Jusqu’où faut-il aller dans les rénovations? Au moment de vendre sa propriété, le vendeur veut, à juste titre, mettre toutes les chances de son côté. Alors que certains sont prêts à mettre les bouchées doubles pour remettre à neuf certaines pièces, il est bon de solliciter l’avis d’un courtier avant de s’embarquer dans des rénovations coûteuses et fastidieuses!

Une question couramment posée aux courtiers concerne la rénovation d’une vieille cuisine. Est-ce judicieux ou non d’entamer des travaux pour remettre à neuf sa cuisine? L’expertise d’un courtier vous suggérera d’abord de comparer votre propriété au marché environnant. En d’autres termes, où se place votre maison par rapport à celle de vos voisins? Ont-ils tous des cuisines complètement rénovées qui pourraient nuire à la vente de votre habitation? Les acheteurs vont en effet comparer les propriétés en vente à celles existantes. Leurs attentes quant au prix et la qualité de la demeure dépendront du résultat de la comparaison. 

Deux choix s’offrent alors au vendeur. Il peut revoir à la baisse le prix de sa propriété sans faire de rénovations préalables afin que le nouvel acquéreur puisse transformer la cuisine selon ses propres goûts. Sinon, il peut rénover la cuisine par exemple pour la rendre plus moderne et adéquate à la compétitivité du marché. Cette dernière option n’est cependant généralement pas recommandée, principalement parce qu’elle met en jeu trop de risques qui pourront affecter la vente. Rénover une cuisine est un investissement coûteux qui ne garantit pas de correspondre au style et au goût des futurs propriétaires. Le vendeur aura alors dépensé une somme importante qu’il n’est même pas certain de récupérer par la vente.

Une alternative à la rénovation complète que les courtiers proposent plutôt consiste à faire du home-staging, c’est-à-dire à valoriser l’espace existant, à enjoliver les aires ou les éléments démodés sans pour autant dépenser une fortune. Il est notamment recommandé de nettoyer, vider, épurer et repeindre les murs avec des couleurs neutres pour éviter de heurter les goûts des acheteurs. De même pour la salle de bains, une pièce primordiale dans la maison, si des travaux minimes sont nécessaires, il est conseillé de les faire pour donner une impression de neuf qui va donner envie à l’acheteur d’utiliser cette salle de bains.

Ce sont des petites améliorations, des légers changements de-ci et de-là à un investissement moindre qui vont faire une différence et dont les dépenses pourront être récupérées au moment de la vente. N’hésitez pas à utiliser les ressources d’un courtier qui saura détecter les zones négligées de votre propriété que vous ne voyez puisque vous y êtes exposés en permanence!

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Agrandir sa propriété: à quel prix et pourquoi?

Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on parle d’agrandissement de propriétés via l’ajout d’étages ou en creusant le sous-sol. Ce genre de rénovation est de plus en plus courante et avant de se lancer dans des travaux fastidieux, il est bon de savoir à quoi s’attendre.

Le zonage

Bien que la plupart des quartiers centraux de Montréal l’autorise, certains arrondissements réglementent les constructions d’agrandissement. L’arrondissement du Plateau Mont-Royal par exemple applique une taxe équivalente à 10% de la valeur du terrain. Pour une propriété de 150 000$,  15 000$ doivent ainsi être reversés à l’arrondissement.

Les coûts

Selon l’architecte Yves Perrier, il faut prévoir un montant de 175$/pc pour l’ajout d’un étage. Cette valeur subjective peut cependant grimper jusqu’à 200$/pc selon le type de travaux à effectuer.

Que ce soit l’ajout d’un étage ou l’aménagement du sous-sol, un agrandissement est toujours un investissement dispendieux. Le point positif est que les frais des travaux seront à coup sûr retournés au moment de la revente car de tels changements augmentent la valeur de votre propriété.  

Par ailleurs, bien plus que de simples travaux d’agrandissement, ce sont de véritables vitrines pour les architectes qui peuvent mettre leur expertise au profit de l’amélioration du mode de vie des propriétaires. Cet investissement massif en vaut donc la peine non seulement pour sa rentabilité mais également pour la création d’un nouvel espace de vie que la famille actuelle peut apprécier et dont les propriétaires futurs pourront bénéficier.

Bien souvent, les travaux d’agrandissement sont envisagés lorsque la famille s’élargit. Les prix du marché de l’immobilier freinent les familles à investir dans une nouvelle propriété plus grande. La solution logique est alors de prolonger d’un étage ou d’aménager le sous-sol. La preuve que cet investissement de taille est avantageuse, nombreuses sont les familles à avoir effectué ces travaux et à habiter encore la même maison!

Entre ajouter un étage ou creuser le sous-sol, il n’y a pas un agrandissement meilleur que l’autre. Tout dépend des besoins de chacun. Dans les deux cas, le conseille ultime serait de favoriser l’entrée de lumière, de profiter des travaux pour ouvrir les espaces faire rentrer le plus de lumière naturelle possible. C’est le genre de rénovations dont les acheteurs sont friands et cela garantira l’amortissement des frais dépensés pour les travaux!

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Génération Y: comment RAP et REER vous permettent d’accéder à une propriété?

Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on revient sur un sondage de la banque Toronto-Dominion concernant l’accession à la propriété de la génération Y. Combinez à cette analyse le dossier de La Presse sur le poids de cette tranche d’âge dans le Grand Montréal, et vous avez une petite idée de l’orientation du marché de l’immobilier à Montréal!

Le poids de la génération Y dans le Grand Montréal

Selon l’étude d’Optima Marketing, parmi les 1.2 millions de jeunes Y qui vont vouloir acquérir d’ici 2021 des propriétés, la moitié d’entre eux souhaitent habiter dans les quartiers centraux de l’île de Montréal.
Il s’agit d’un véritable changement dans le secteur de l’immobilier puisqu’il y a quelques années, le mouvement massif des jeunes se dirigeait plutôt vers les banlieues. Cette constatation confirme l’idée d’un nouveau centre-ville de Montréal, en surconstruction pour répondre à la demande de plus en plus accrue d’investissements immobiliers dans le Grand Montréal.

Les jeunes savent-ils comment accéder rapidement et économiquement à une propriété?

Le sondage réalisé par la banque Toronto-Dominion auprès des jeunes de la génération Y porte à croire que non! En effet, 55% de ces derniers ignorent qu’il existe un système économique et rapide permettant d’acheter une propriété: le programme RAP (Régime d’Accession à la Propriété).

Mis au point par le gouvernement fédéral il y a 25 ans, le RAP, bien que fort utile, est donc encore méconnu.
Si vous cotisez au REER, le RAP permet de retirer jusqu’à 25 000$ et de s’en servir comme mise de fonds pour accéder à une propriété, et ce sans devoir payer l’impôt sur les montants économisés. Le total utilisé pour la mise de fonds devra ensuite être remboursé à raison de 1 000$ par année. Il s’agit là d’un moyen facile de faire une économie forcée, profitable et instantanée, car elle sert à investir dans une future propriété!

Le système prêt-RAP est une autre fonction pratique du RAP. Encore plus rapide que le RAP standard, il consiste à emprunter un certain montant à la banque et le mettre de côté dans un compte pour une durée de 90 jours. Grâce à cette somme, vous allez bénéficier d’un retour d’impôt que vous utiliserez alors comme mise de fonds. Comme pour le RAP régulier, le prêt demandé auprès de la banque doit être restitué à raison de 1 000$ par an.

Ces deux systèmes de RAP peuvent être combinés, mais avant de s’engager dans transactions immobilières, il est préférable de jeter un oeil à vos avis de cotisation, de consulter votre banque, un courtier hypothécaire ou immobilier qui sauront guider votre démarche.


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Prévisions 2016 sur le marché de l’immobilier à Montréal

Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on revient sur la conférence de la Fédération des Chambres Immobilières du Québec qui s’est déroulée le 14 janvier dernier. L’économiste en chef Paul Cardinal y a vulgarisé l’historique du marché de l’immobilier au Québec et a présenté les prévisions pour 2016.

Les pronostics sur le marché de l’immobilier à Montréal prévoient une hausse des transactions de 3% et une augmentation des prix variant de 0,5 à 2% selon les économistes. Le marché de l’immobilier à Montréal a bénéficié de belles années avec un taux d’intérêt très bas. Depuis ces deux dernières années, on parle d’un atterrissage en douceur du marché grâce au taux d’intérêt toujours bas et grâce à l’indice d’abordabilité de la propriété qui n’a jamais été aussi profitable. En effet, aujourd’hui, le prix d’une maison avec un tel taux d’intérêt est équivalent au prix d’une maison dans les année 80!

L’accessibilité à la propriété
Estimant la capacité des ménages à acquérir une propriété et à en assumer les coûts, l’indice d’abordabilité se calcule comme suit: (montant mensuel de l’hypothèque)➗(revenu disponible).
À Vancouver, cette valeur est de 62%, c’est-à-dire que sur 100$ du revenu des ménages, 62$ sert à rembourser l’hypothèque.
À Montréal, cet indice est stable depuis 35 ans et est égal à 27%, montrant ainsi l’accessibilité de l’immobilier à Montréal en comparaison à Vancouver ou d’autres grandes métropoles où cette grandeur est largement supérieure.

Foisonnement des condominiums à Montréal
Le centre-ville de Montréal est souvent critiqué pour l’apparition régulière de nouvelles constructions de condominiums. Or il semblerait que cette abondance fasse simple réponse à la demande grandissante d’achat de condos dans ce quartier précis de la ville. Selon une étude du groupe Altus, 45% des condos non construits sont vendus en prévente, 75% des condos en cours de construction sont vendus et 82% de ceux déjà bâtis sont vendus.
En banlieue, ces chiffres sont moindres, 64% des immeubles déjà construits sont vendus, d’où la profusion de chantiers de construction de condos résidentiels dans le centre-ville de Montréal. C’est aussi la raison pour laquelle les vendeurs de condominiums en dehors du centre-ville ont tout intérêt à offrir des prix compétitifs. Les acheteurs intéressés sont de plus en plus pointilleux et ont tendance à comparer les condos entre eux.  

En revanche, certains chiffres du marché de l’immobilier restent spéculatifs et de nombreuses questions sont encore sans réponses. Par exemple, quelle est la proportion louée de ces condos? Ou quelle quantité de ces logements est occupée par des propriétaires occupants?

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Le succès des mini-maisons sur le marché de l’immobilier, pourquoi?

Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on revient sur une phénomène planétaire qui revisite la philosophie de vie traditionnelle, j’ai nommé les mini-maisons ou tiny houses!

Ces petites maisons de 500 pieds carré ou moins ont occasionné un réel engouement à travers le monde. Et pour cause, elles remettent au goût du jour l’idée du vivre avec moins, repensent la notion de minimalisme et placent l’écohabitation sur un piédestal. Représentant l’idée extrêmement romancée, comme un rêve éveillé, d’une petite maison parfaite, pratique et au design épuré, ce concept fera cependant des heureux comme des malheureux!

Destiné à une vaste clientèle allant de la jeune génération aux plus vieux, n’habite pas dans une mini-maison qui le veut. En effet, les aires communes étant beaucoup plus restreintes que dans une maison standard, la vie à deux peut s’avérer compliquée. Sans parlé de l’espace non prévu pour une femme enceinte ou une famille qui s’agrandit. De plus, superficie réduite signifie moins d’intimité conduisant parfois à des querelles de couples.
D’un point de vue architectural, les mini-maisons possèdent des terrasses aussi grandes que la maison elle-même. Autrement dit, la majorité du temps est passée à l’extérieur, chose complexe dans une ville telle que Montréal avec des hivers longs et rudes!
Emménager dans une petite maison, c’est aussi être prêt à changer radicalement de mode de vie. Il faudra faire des concessions car étant donné la taille de l’habitation, 9/10ème de vos biens ne pourront être casés dans la nouvelle propriété. Ceci dit, c’est un très bon challenge pour se forcer à garder uniquement l’essentiel!

Le blogue de Ryan Mitchell explique bien les compromis que la vie dans une mini-maison impliquent lorsqu’il aborde les 20 sentiments (bons comme mauvais) que le propriétaire aura une fois installé.
Si vous faites parti des 50% des gens qui affirment trouver ce concept formidable, vous serez certainement d’accord avec les avantages indéniables de ces minuscules maisons. La petitesse de la demeure fait que la portion ménage est infime et que les préoccupations d’aménagement et de rénovation sont aussi moindre. L’aspect écologique est considérable et ravira les âmes écolos.
L’expérience vous tente? Sachez qu’une telle propriété coûte 28 000$ et que si vous réalisez que cette vie n’est pas pour vous, elle peut être revendue pour 30 000$, donc sans perte sur votre investissement.
Finalement, quelle que soit la taille de la propriété souhaitée, renseignez-vous sur les conditions pour toujours acheter en connaissance de cause!

 

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Méfiez-vous des statistiques du marché de l’immobilier

 MASTER Via Capitale Chronique immobiliere 15 dec 2015 11Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on revient sur les données contradictoires du marché de l’immobilier portant à confusion certains consommateurs. À l’issu de cette année 2015 plutôt morose pour le secteur de l’immobilier, 4 facteurs sont à garder en tête pour commencer 2016 en toute quiétude.

Dans les prochaines années à Montréal, le marché de l’immobilier sera influencé essentiellement par 4 variables:
1- les données statistiques de vente
2- les données concernant les acheteurs de condos neufs en centre-ville
3- les mesures d’accession à une propriété
4- le resserrement des règles hypothécaires pour l’octroi des faits par le fédéral

Résolution 2016
À l’approche de la nouvelle année, une bonne résolution serait de se questionner sur les données statistiques de vente diffusées dans les médias. En effet, ces données sont extrêmement variables d’une source à l’autre et ne reflète pas toujours la réalité. Le marché immobilier est un secteur de données économiques microscopiques incompatible avec des statistiques générales. Ainsi, il est fort probable qu’une maison sur la rue Fabre coûte plus chère qu’une autre maison sur la rue d’Iberville, pourtant de la même valeur.
Dans l’arrondissement Ville-Marie par exemple, la croissance des offres a fait perdre de la valeur aux propriétés.
Le consommateur peut facilement être induit en erreur par des statistiques qu’il a lu ou entendu dans les médias. Et pour cause, il est impossible de détecter à l’oeil nu ces détails microscopiques du marché de l’immobilier! Faire appel à un courtier est la meilleure solution pour éviter de tomber tête première dans les chiffres.

Accès à la propriété, difficile en 2015
Depuis que le gouvernement fédéral a limité et encadré l’accès à la propriété, acquérir une habitation est de plus en plus complexe. Les acheteurs ne disposent plus de subventions et bien que le taux d’intérêt soit bas, il leur faut un pourcentage de mise de fond plus élevé. Cette accession est encore plus ardue pour les jeunes. Si ils souhaitent obtenir l’aide de leurs parents pour cette transaction, il faut que ces derniers aient de l’équité sur cette propriété. Mis à part cette aide, les jeunes ne bénéficient d’aucune subvention.

Malgré ces points négatifs, le marché de l’immobilier est encore à l’avantage des acheteurs et est d’autant plus favorable à Montréal qu’ailleurs au Canada. À titre d’exemple, la mesure mise en place dernièrement par le gouvernement fédéral autour de l’accession aux propriétés de plus de 500 000$. Le principe est de demander 5% de mise de fonds pour les premiers 500 000$ et 10% pour la deuxième partie de l’achat. Cette mesure devrait apaiser ce secteur du marché dans des villes comme Vancouver ou Toronto particulièrement affectées par l’accès à la propriété.

On peut terminer sur une note positive puisque les prédictions pour 2016 prévoient un marché toujours à l’avantage des acheteurs, des offres abondantes, un taux d’intérêt toujours bas et un écoulement des condos neufs!

 

Propriétaires, locataires et courtiers, quels sont vos droits et devoirs lorsqu’une habitation avec logement est mise en vente?

Chronique immobilière – 17-11-2015

Via Capitale du Mont-Royal, agence immobilière sur le Plateau-Mont-Royal

Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on explique la délicate situation dans laquelle propriétaires, locataires et courtiers peuvent de retrouver lorsqu’une décision de mettre en vente une maison contenant des logements à louer est prise.  

 

À Montréal, ville de locataires par excellence, la vente d’un immeuble avec des hébergements est courante. Dans une telle transaction impliquant propriétaires, locataires et courtiers, comment faire valoir les droits de chacun ?
En suivant un code déontologique précis, le courtier se doit de traiter équitablement toutes demandes provenant autant des locataires que des propriétaires. Il doit dans un premier temps communiquer avec les occupants du logement et les informer du souhait de vente du propriétaire. Le rôle ultime du courtier est de s’assurer du bon déroulement de cette transaction pour les deux parties. Si les relations entre propriétaire et locataire sont déjà tendues, le courtier se positionne alors comme médiateur et essaye au mieux d’apaiser la situation.

La plus grosse ambiguïté dans ces circonstances est de coordonner les visites dans des logements encore occupés par les locataires qui n’ont pas leur mot à dire sur la vente. Bien que dans la plupart des cas la collaboration soit fructueuse, certains locataires éprouvent une certaine réticence à laisser entrer des inconnus dans ce qui est encore leur chez-soi.

L’intervention du courtier est alors essentielle. Avec le locataire, ils se mettent d’accord sur des droits de visite, moyennant un préavis de 24 heures établi par la loi. Il est du devoir du locataire de se plier face à la décision de vente du propriétaire. Il est aussi de son devoir d’autoriser des visites et de fixer des horaires avec le courtier.

Dans les faits, cette étape se déroule bien. Certains locataires laissent même les clés de leur logement si une visite est programmée alors qu’ils ne seront pas présents. Le souci premier du courtier est alors d’établir une relation de confiance avec le locataire.

Dans un scénario opposé, un locataire peut se considérer comme victime ou ne pas être satisfait de la manière dont les choses se déroulent. Dans le cas présent, c’est son droit de demander recours. Soit directement via le dirigeant de l’agence immobilière, soit via l’Organisme d’Autoréglementation du Courtage Immobilier du Québec (OACIQ).    

 

La mise de fonds est-elle vraiment la solution?

Chronique Immobilière – 10-11-2015

Chronique Immobilière - 10-11-2015

Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on éclaircit le dilemme auquel de nombreux acheteurs doivent faire face. Est-il plus sage d’attendre l’obtention des 20% de mise de fonds ou peut-on acheter en assurant notre prêt ? Selon l’Association Professionnelle des Notaires du Québec, la mise de fonds correspond à la portion du prix d’achat de la propriété qui provient de nos économies. Cela étant dit, l’alternative revient à se demander si il est plus judicieux de rassembler suffisamment d’économies ou plutôt de bien assurer son prêt avant d’acheter une nouvelle propriété.  

 L’avis du coach immobilier Ghislain Larochelle

Au début du mois d’octobre est paru dans le Journal de Montréal un article du coach immobilier Ghislain Larochelle expliquant les raisons pour lesquelles il est préférable d’arrêter de payer 20% en mise de fonds. Son approche montre, qu’il apparaît plus avantageux de se lancer dans l’achat d’une propriété au moment où vous en avez envie et ce quelle que soit la mise de fonds. En effet, deux variantes font que dans tous les cas, on paiera plus cher puisqu’on a d’un côté l’augmentation du prix des propriétés et de l’autre la potentielle augmentation des taux d’intérêt.

 

Le placement d’argent en mise de fonds, la bonne solution?

Même si tout porte à croire que plus l’on met de l’argent en mise de fonds et plus on allège son hypothèque, il s’avère que dans le contexte sociétal actuel, cette mesure n’est pas toujours fructueuse. L’exemple d’une maison à Montréal d’une valeur de 300 000$ aura une valeur ajoutée de 12 000$ quatre ans plus tard. Ainsi, miser sur la mise de fonds revient à prendre le risque de voir la valeur de la maison augmenter de même que le taux d’intérêt qui peut facilement passer de 2,5 à 4%.

 

Rappel

Le 20% requis pour l’achat fait référence à la loi canadienne des banques qui régit que la banque doit se tourner vers une autre entreprise pour assurer le prêt si le futur acheteur ne dispose pas du 20%. Ce prêt assurer par la Société Canadienne d’Hypothèques et de Logement (SCHL) constitue un filet de sécurité pour les banques et permet d’éviter les risques de faillite. Cette réglementation dans l’octroi des prêts est donc essentielle si l’on veut éviter les dérapages.  

Il faut se souvenir que l’acquisition d’une propriété est un placement qui va toujours rapporter. Il s’agit d’un investissement sur le long terme dans lequel il est bon de se lancer, notamment de nos jours, alors que le marché d’acheteurs présente un large choix.

Chronique immobilière: Walk Score et prix des propriétés


Chronique ImmobilièreCette semaine à l’émission
Les Oranges Pressées sur CIBL, on parle de la “marchabilité” des quartiers et de l’impact sur le prix des propriétés au Québec. 

On sait que la proximité des stations de métro peut être un choix décisif dans l’achat d’une propriété à Montréal. Mais quand est-il de la “walkability”, c’est-à-dire de l’accessibilité piétonne aux principaux services?

 

Walk Score

Le Walk Score est un site internet prenant en considération cette notion de proximité. Le principe est d’inscrire une adresse et le site se charge de calculer la distance de marche par rapport à 13 unités. Le Walk Score prend en compte les supermarchés et les magasins d’alimentation, les cafés, les cinémas, les parcs, les librairies, les pharmacies, les restaurants, les bars, les écoles, les bibliothèques, les centres de conditionnement physique, les quincailleries et les magasins de vêtements et de musique. Mais il ne s’intéresse pas aux métros ou lignes d’autobus.

On obtient alors une valeur entre 0 à 100 symbolisant les distances de marche séparant une adresse donnée de ces différents emplacements.

Plus la mesure est proche de 100, plus la propriété est à une distance raisonnable des principaux services et plus elle prend de la valeur. À titre d’exemple, le Plateau-Mont-Royal a un indice Walk Score de 98 et Hochelaga-Maisonneuve de 88.  

 

Impact du Walk Score sur les prix des maisons et des copropriétés

Dans une récente étude, La Fédération des Chambres immobilières du Québec s’est intéressée aux cotes du Walk Score dans trois régions Métropolitaines de Recensement (RMR): Montréal, Québec et Gatineau. L’analyse révèle que quelle que soit la région, les copropriétés ont une valeur Walk Score plus élevée que les propriétés unifamiliales.

La même étude met également en évidence la corrélation entre le prix élevé de l’immobilier et la proximité piétonne des commerces. L’impact est d’autant plus significatif si l’on se situe dans la région de Montréal avec une hausse de prix de à 0,21% sur la copropriété. Ainsi, un Walks Score élevé donne de la valeur à une propriété, et ce davantage si l’on se trouve à Montréal plutôt qu’à Québec ou Gatineau.  

 

Bike Score

Il est aussi possible de calculer le Bike Score, à savoir la cote pour l’accessibilité cycliste. Cette dernière est calculée à partir de l’accès à des pistes cyclables, voies réservées, élévations et destinations accessibles.

 

Impact positif sur les prix?

La tendance actuelle porte à croire que le Walk Score aura un impact positif sur le prix des propriétés puisque le choix des acheteurs est de plus en plus influencé par la proximité des commodités essentielles.