La mise de fonds est-elle vraiment la solution?

Chronique Immobilière – 10-11-2015

Chronique Immobilière - 10-11-2015

Cette semaine à l’émission Les Oranges Pressées sur CIBL, on éclaircit le dilemme auquel de nombreux acheteurs doivent faire face. Est-il plus sage d’attendre l’obtention des 20% de mise de fonds ou peut-on acheter en assurant notre prêt ? Selon l’Association Professionnelle des Notaires du Québec, la mise de fonds correspond à la portion du prix d’achat de la propriété qui provient de nos économies. Cela étant dit, l’alternative revient à se demander si il est plus judicieux de rassembler suffisamment d’économies ou plutôt de bien assurer son prêt avant d’acheter une nouvelle propriété.  

 L’avis du coach immobilier Ghislain Larochelle

Au début du mois d’octobre est paru dans le Journal de Montréal un article du coach immobilier Ghislain Larochelle expliquant les raisons pour lesquelles il est préférable d’arrêter de payer 20% en mise de fonds. Son approche montre, qu’il apparaît plus avantageux de se lancer dans l’achat d’une propriété au moment où vous en avez envie et ce quelle que soit la mise de fonds. En effet, deux variantes font que dans tous les cas, on paiera plus cher puisqu’on a d’un côté l’augmentation du prix des propriétés et de l’autre la potentielle augmentation des taux d’intérêt.

 

Le placement d’argent en mise de fonds, la bonne solution?

Même si tout porte à croire que plus l’on met de l’argent en mise de fonds et plus on allège son hypothèque, il s’avère que dans le contexte sociétal actuel, cette mesure n’est pas toujours fructueuse. L’exemple d’une maison à Montréal d’une valeur de 300 000$ aura une valeur ajoutée de 12 000$ quatre ans plus tard. Ainsi, miser sur la mise de fonds revient à prendre le risque de voir la valeur de la maison augmenter de même que le taux d’intérêt qui peut facilement passer de 2,5 à 4%.

 

Rappel

Le 20% requis pour l’achat fait référence à la loi canadienne des banques qui régit que la banque doit se tourner vers une autre entreprise pour assurer le prêt si le futur acheteur ne dispose pas du 20%. Ce prêt assurer par la Société Canadienne d’Hypothèques et de Logement (SCHL) constitue un filet de sécurité pour les banques et permet d’éviter les risques de faillite. Cette réglementation dans l’octroi des prêts est donc essentielle si l’on veut éviter les dérapages.  

Il faut se souvenir que l’acquisition d’une propriété est un placement qui va toujours rapporter. Il s’agit d’un investissement sur le long terme dans lequel il est bon de se lancer, notamment de nos jours, alors que le marché d’acheteurs présente un large choix.